The « cup » experiment

 

Avertissement : âmes sensibles s’abstenir, cet article n’est pas pour vous !

Avez vous déjà entendu parler de la  « cup » ou « coupe menstruelle » ?

Il y a quelques mois j’ignorais tout de ce petit objet en silicone, de la hauteur d’un pouce, censé remplacer tampon et serviettes hygiéniques. Mais voilà, au hasard d’un détour dans le rayon hygiène de mon magasin Bio favori, mon regard tombe sur une petite boite rose flashy contenant cet objet pour le moins étrange, au prix pour le moins dissuasif (35 euros), et dont j’ignorais totalement l’existence et l’utilité.

Ni une ni deux je prend une photo de l’objet mystérieux et l’envoi à ma soeur pour lui montrer ma découverte.

Commence alors une longue conversation sur l’objet à l’issue de laquelle je décide de le tester mais …pas tout de suite et certainement pas à ce prix là !

Bref, quelques mois plus tard et largement influencé par mon livre du moment ( Zéro Déchet de Béa Johnson) j’entreprend de me procurer la fameuse « cup ».

Je me rend alors dans plusieurs magasins et pharmacies et là, je me rend compte, que l’objet est très difficile à trouver (sauf sur internet). Je finis pourtant à en trouver UN chez Naturalia (Mooncup).

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Là je découvre qu’il y’a des tailles (en fait 2) et bien évidemment il n’en reste qu’une la plus grande (taille A) qui est censé ccnvenir à l’orifice d’une femme d’une trentaine d’années: super c’est tout à fait moi !

Je rentre chez moi et vu que j’étais indisposé, décide de tester l’objet (après l’avoir désinfecté à l’eau bouillante bien évidemment).

jusqu’ici tout va bien…

voici l’objet

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Je le plie facilement et l’insère également sans difficultés.

Aucune sensation de gêne, l’objet sait se faire discret mais je garde une serviette hygiénique (juste au cas où).

Après 2h, je décide qu’il est temps d’aller voir ce qui se passe et de vider au besoin.

Là je me rend vite compte que je ne peux procéder à l’opération que dans des toilettes pour handicapé car elles bénéficient d’un lavabo et j’en ai besoin pour me laver les mains avant de procéder au retrait de la chose… je ne peux pas décemment me laver les mains, puis toucher une poignée de porte, puis fourrer mes doigts pour retirer la cup par son embout !!!

Donc 1ére contrainte, il faut des toilettes adaptées ou avoir de quoi se désinfecter les mains (les utilisatrices de tampon sans applicateurs ne seront pas dépaysées).

Le retrait se fait assez facilement, si ce n’est ce petit bruit de ventouse lié, je pense à l’appel d’air. Vous remarquerez qu’elle ressemble quand même à une petite ventouse 🙂

Quand on retire la cup, il faut faire très attention car : on ne veut pas qu’elle tombe  ou qu’elle perde son contenu n’est-ce pas ?! il faut donc faire preuve de dextérité (et: ou s’aider de son périnée).

Honnêtement c’est assez impressionnant de retirer cette coupe pleine de sang de son orifice vaginal et cela pourrait constituer une gêne pour certaines.

Quand on utilise des tampons ou serviettes hygiéniques on ne se rend pas nécessairement compte de son flux ; d’autant que là, vous n’en « perdez pas une miette » puisque vous devez encore vider la cup, la rincer à l’eau et la réinsérer.

Pour réaliser ces opérations mieux vaut avoir un vêtement disons « confortable ». Je portais des robes pendant toute la période d’utilisation ce qui me facilitait grandement la manipulation.

Enfin, si vous décider de vider la cup dans les WC je vous conseille, dès votre entrée dans la pièce de tester la chasse d’eau pour vérifier que l’évacuation fonctionne car il serait vraiment gênant pour vous et les utilisateurs suivants de découvrir une marre de sang stagnante.

En conclusion,  et ce n’est que mon avis personnel, je recommande la cup malgré ses quelques contraintes car je pense que c’est plus sain et clairement plus économique. Ca n’irrite pas les muqueuses, ça dure (apparement) plusieurs années, se range facilement et surtout, sait se faire oublier bien plus qu’un tampon ou une serviette hygiénique.

Et vous, avez vous essayer la cup ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 réflexions sur “The « cup » experiment

  1. Raschelle dit :

    Bonjour, bonjour,
    J’ai essayé la cup il y a quelques semaines, mais je ne sais toujours pas si je retenterai l’expérience.
    Tous ces petits désagréments que tu as évoqués me gênent assez en fait.
    Surtout que retirer la cup c’était vraiment catastrophique pour moi, plus de 5 mn à me tortiller partout et la peur que cela reste bloqué.

    Le concept est très sympa néanmoins et m’avait attiré. Si on pouvait la garder toute une journée non stop ce serai plus évident.

    Merci d’en avoir parlé en tout les cas, car ce n’est pas assez médiatisé…

    Je sais que la sœur qui a été pionnière dans l’utilisaiton de la cup, ne la porte plus.

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  2. Vanessa dit :

    L’idée est bonne surtout concernant la réduction des déchets mais néanmoins je ne pourrai pas la tester…. Trop de désagréments… Surtout que comme tu le dis si bien dans ton article… « on n’en perd pas une miette » Brrrrrrrr. Je reste avec les tampons 😉

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